
AGIBOT a présenté le 26 octobre le Genie G2 Max, un robot de manutention industrielle doté de deux bras et conçu pour déplacer des charges lourdes avec précision. Il cible les usines et entrepôts existants, avec une alimentation adaptée au fonctionnement continu.
Présenté dans le cadre de l’initiative AI WAVE, le Genie G2 Max vise trois applications principales : la dépalettisation, le transfert de matériaux et l’alimentation des chaînes de production. AGIBOT mise sur un équipement capable de saisir, transporter et déposer différentes pièces industrielles, tout en s’intégrant aux installations déjà en place. Le constructeur présente également des applications concrètes dans la logistique et l’assemblage de robots.
Deux bras capables de soulever 50 kg et de positionner les pièces avec précision
Le Genie G2 Max associe une capacité de manutention lourde à un système de manipulation reposant sur la vision et le contrôle de force. Selon les caractéristiques annoncées par AGIBOT, chaque bras peut supporter une charge utile de 20 kg. La charge nominale combinée atteint 40 kg, tandis que la charge maximale des deux bras peut atteindre 50 kg.
Le constructeur annonce également une précision de répétabilité des bras de ±0,5 mm ou meilleure. Cette caractéristique concerne la capacité à retrouver une position lors de mouvements répétés, un paramètre important pour déposer des composants sur une ligne d’assemblage.
Chaque bras dispose de sept degrés de liberté et d’un contrôle de force. Le système combine guidage visuel et ajustement des efforts pour manipuler des cartons, des bacs de transport aux normes européennes et des pièces de formes irrégulières. AGIBOT indique que cette architecture réduit les opérations de réapprentissage et de recalibrage lors des changements de matériaux.
Le fabricant estime que les capacités de manutention du G2 Max correspondent aux besoins de plus de 95 % des bacs de matériaux industriels et des pièces détachées du marché. Il s’agit d’une estimation du constructeur concernant la couverture des applications, et non d’un résultat de test indépendant.
Une zone de travail adaptée aux entrepôts et aux anciennes usines
L’intégration dans les installations existantes constitue un axe central de la conception du G2 Max. Le robot possède une zone de travail verticale allant de 0,1 à 2,5 mètres et une couverture horizontale de 1,2 mètre, selon AGIBOT.
Une articulation de tangage située au niveau de la taille lui permet de pencher son châssis vers l’avant pour atteindre les charges. Cette configuration autorise notamment la dépalettisation depuis un seul côté de la palette.
Les palettes peuvent ainsi être installées contre un mur, sans réserver les 1,5 mètre d’espace de circulation arrière habituellement nécessaires dans la configuration évoquée par le constructeur. L’objectif est de conserver davantage de surface disponible pour le stockage et les autres équipements de production.
Jusqu’à 80 bacs dépalettisés par heure dans une application logistique
AGIBOT présente une application du G2 Max dans un environnement d’entrepôt de commerce électronique. Le robot intervient dans une organisation logistique de type « marchandise vers personne », en coordination avec les systèmes robotisés déjà présents.
Dans ce scénario, le G2 Max prend en charge la dépalettisation des bacs pleins, leur transfert vers le stockage et la palettisation des bacs vides destinés au retour.
Les cadences communiquées pour cette application atteignent 80 bacs dépalettisés par heure et 75 bacs vides palettisés par heure. Ces performances sont rapportées par AGIBOT pour le scénario présenté et ne constituent pas une garantie de cadence pour toutes les installations.
Le constructeur met en avant la possibilité d’automatiser ces opérations tout en conservant l’organisation physique de l’entrepôt.
Le G2 Max participe aussi à l’assemblage de robots sur la ligne Qiyuan T1
Le Genie G2 Max est également utilisé sur la ligne de production du robot Qiyuan T1, où il assure des opérations de transport de composants mécaniques.
Son rôle consiste à déplacer des carters d’articulations d’épaule usinés, des ensembles d’articulations de hanche et d’autres composants articulés depuis les zones de stockage jusqu’aux postes d’assemblage final.
Cette application illustre l’utilisation du robot pour des opérations nécessitant à la fois une capacité de charge et un positionnement précis, notamment dans la manipulation de composants destinés à la fabrication d’autres robots.
Une double batterie échangeable à chaud pour fonctionner 24 heures sur 24
Pour les applications industrielles organisées en plusieurs équipes, AGIBOT annonce une architecture d’alimentation combinant deux batteries échangeables à chaud et une recharge autonome.
Le constructeur présente cette solution comme permettant un fonctionnement continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, notamment pendant les équipes de nuit. Cette continuité repose sur la gestion de l’alimentation et du remplacement des batteries.
Le G2 Max intègre également plusieurs dispositifs de sécurité destinés aux environnements industriels. Sa protection sensorielle couvre 360 degrés et associe des lidars 2D et 3D, des capteurs à ultrasons, une bordure de sécurité sur le châssis et un bouton physique d’arrêt d’urgence.
AGIBOT présente cet ensemble comme une architecture conçue selon les exigences de sécurité industrielle, afin de détecter les obstacles et de sécuriser les déplacements du robot dans les espaces de travail.
Genie Studio 2.0 pour programmer et superviser les opérations
Le G2 Max est compatible nativement avec Genie Studio 2.0, la plateforme logicielle d’AGIBOT dédiée aux applications de robotique incarnée.
Cette plateforme permet aux exploitants de préparer les séquences de tâches, de vérifier leur fonctionnement par simulation et de gérer la maintenance de plusieurs robots au sein d’une même installation.
AGIBOT annonce également une adaptation sur site pouvant être réalisée à l’échelle d’une journée grâce aux outils de la plateforme. Cette capacité vise à réduire les délais nécessaires pour intégrer le robot aux flux de manutention et aux équipements industriels existants.