
La Corée du Sud prépare un assouplissement réglementaire pour faciliter l’utilisation commerciale des robots mobiles dans les immeubles collectifs, les chantiers, les parkings et les infrastructures de transport. Le gouvernement veut adapter les règles de sécurité et d’exploitation aux conditions de chaque environnement.
Le ministère sud-coréen des Terres, des Infrastructures et des Transports a présenté un programme de rationalisation des réglementations consacré aux véhicules autonomes et aux robots mobiles lors de la deuxième réunion plénière du comité présidentiel chargé de cette réforme. L’objectif est de permettre aux technologies expérimentées sur le terrain de devenir des services commerciaux, en réduisant les obstacles administratifs et en définissant des conditions d’exploitation adaptées.
Des robots de livraison autorisés à circuler dans les immeubles collectifs
L’une des mesures concerne les robots de livraison capables de se déplacer à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments résidentiels. Le gouvernement souhaite favoriser des services dans lesquels ces machines assurent l’acheminement de marchandises au sein des immeubles collectifs.
Cette évolution nécessite d’adapter les règles d’utilisation des installations et de prendre en compte la configuration des bâtiments. Les systèmes de communication et les procédures de sécurité font également partie des conditions à examiner avant l’exploitation des robots.
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Le dispositif annoncé vise à établir un cadre permettant aux exploitants de mettre en place ces services dans les espaces résidentiels. Il s’agit d’une évolution réglementaire envisagée, et non de l’annonce de la commercialisation d’un robot particulier.
Les chantiers, les parkings et les infrastructures de transport également concernés
Le programme gouvernemental couvre plusieurs catégories de robots mobiles destinés aux activités professionnelles. Les autorités souhaitent faciliter leur utilisation dans des environnements dont les contraintes techniques et réglementaires diffèrent.
- Chantiers de construction : robots mobiles chargés de l’inspection des installations et de l’assistance aux travailleurs.
- Parkings : robots destinés aux opérations de stationnement.
- Sites logistiques : robots mobiles utilisés pour la manutention et le déplacement de marchandises.
- Aéroports et installations ferroviaires : espaces concernés par l’élaboration de nouvelles conditions d’utilisation des robots mobiles.
- Espaces intérieurs et extérieurs : robots de livraison capables de circuler dans différents environnements.
Pour ces applications, le gouvernement prévoit des exceptions réglementaires propres à chaque secteur ainsi que des normes opérationnelles que les exploitants pourront appliquer sur le terrain.
Les autorités veulent notamment tenir compte de la structure des installations, des règles d’accès, des moyens de communication et des exigences de gestion de la sécurité. L’objectif est d’adapter les conditions de circulation des robots à leur environnement réel d’utilisation.
Une réforme destinée à faciliter le passage des démonstrations aux services commerciaux
La démarche sud-coréenne s’inscrit dans une politique plus large de soutien aux technologies d’intelligence artificielle physique, qui comprennent les robots mobiles et les véhicules autonomes.
Le gouvernement entend réduire les contraintes qui obligent les entreprises à multiplier les demandes d’autorisation pour expérimenter leurs technologies. Pour les robots mobiles, cette approche repose sur des exceptions sectorielles et sur l’établissement de règles d’exploitation concrètes.
Les mesures annoncées portent donc sur les conditions réglementaires de déploiement, sans correspondre au lancement commercial d’un modèle de robot. Elles concernent aussi bien les entreprises développant ces machines que les exploitants souhaitant les intégrer à leurs activités.
Les véhicules autonomes bénéficient aussi d’une simplification des autorisations
Le ministère prévoit parallèlement une réforme des procédures applicables aux véhicules autonomes sans conducteur. Certaines exceptions accordées dans le cadre des expérimentations pourraient être intégrées durablement à la réglementation, après consultation des autorités compétentes.
Selon les estimations du gouvernement, cette évolution permettrait de réduire les démarches administratives d’au moins 3 mois pour les entreprises concernées.
Une procédure accélérée d’autorisation temporaire est également prévue pour les véhicules autonomes identiques dont la sécurité a déjà été vérifiée. Le gouvernement estime que cette mesure pourrait raccourcir les démarches d’au moins 1 mois.
À partir de 2027, les autorités prévoient de soutenir le déploiement d’au moins 3 000 véhicules de démonstration dans les villes expérimentales consacrées à la conduite autonome. Ces essais doivent permettre de recueillir davantage de données dans différentes conditions de circulation et d’évaluer les systèmes de perception, de décision et de contrôle.
Un cadre de sécurité pour préparer les services de robotaxis
La réforme prévoit également de définir les responsabilités des opérateurs de véhicules sans conducteur. Ceux-ci devront assurer la surveillance à distance, la cybersécurité et la gestion des situations d’urgence, avec des moyens humains d’intervention adaptés.
Le gouvernement envisage une première application pilote des services commerciaux de robotaxis à Gwangju, accompagnée de consultations avec les professionnels du transport, notamment les taxis.
Sur le plan industriel, un système de certification des performances pour les transactions entre entreprises doit être mis en place à partir de la fin de 2026, avant l’adoption de normes nationales de sécurité adaptées aux standards internationaux de l’UNECE.
Les autorités prévoient enfin de renforcer la protection des données de conduite, d’encadrer leur transfert à l’étranger et de définir des lignes directrices pour répartir les responsabilités civiles entre fabricants, fournisseurs de technologies autonomes et exploitants en cas d’accident.