VivaTech 2026 : l’IA physique et les humanoïdes au centre du salon

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Vue générale du salon VivaTech au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, avec plusieurs stands dont un « Discover Stage » visible au centre
Vue générale du salon VivaTech au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, avec plusieurs stands dont un « Discover Stage » visible au centre. Photo : 3(MG)² / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

À l’édition 2026 de VivaTech, qui s’est tenue au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, les robots humanoïdes ont occupé une place centrale. Des parades ont même été organisées pour les faire circuler et interagir avec les visiteurs, rapporte le Journal du Net. Le constructeur chinois Unitree y tenait un stand, remarqué parmi les démonstrations du salon.

Le compte rendu du Journal du Net ne détaille pas le degré d’autonomie des robots exposés ni les modèles présentés. Les éléments disponibles reposent sur les observations de participants interrogés sur place.

Des robots « impressionnants » selon les visiteurs du stand Unitree

César, étudiant dans une grande école d’ingénieurs cité par le Journal du Net, dit avoir été marqué dès l’entrée par l’ordinateur quantique d’IBM, puis par le stand d’Unitree : « les robots de l’entreprise sont impressionnants ». Son témoignage reste celui d’un visiteur, pas une mesure technique.

Isabelle Hilali, fondatrice de Datacraft, club de data scientists, venue intervenir dans une table ronde sur les usages de l’IA en entreprise, estime que les humanoïdes présentés faisaient preuve d’une plus grande agilité et robustesse que l’année précédente. Pour elle, « la grande tendance qui ressort de cette édition, c’est l’IA associée à la robotique ». Elle observe « beaucoup plus de robots que l’année dernière », avec selon elle une réflexion des entreprises sur des usages allant de la construction à l’hospitalité en passant par l’automobile.

« La robotique s’industrialise », selon Jizô AI

Depuis le stand de l’entreprise de cybersécurité Jizô AI, dans l’espace French Tech, Nicolas Arpagian, chief strategy officer, décrit un basculement par rapport aux éditions passées. « Sur la robotique, on a dépassé ce qu’on voyait jusqu’à présent, à savoir la dimension purement accessoire et ludique », affirme-t-il au Journal du Net. Il parle de robots « plus robustes, plus autonomes, réactifs, capables d’interagir dans des environnements complexes », avec une gestuelle adaptée aux circonstances grâce à l’IA. Il juge envisageable « une normalisation de la présence de robots augmentés par l’IA dans un avenir proche ».

Ces appréciations émanent de participants au salon et non d’un protocole de test indépendant. Elles décrivent une impression générale sur les démonstrations, pas une performance vérifiée sur un modèle identifié.

L’« IA physique », fil conducteur de l’édition

Au-delà des humanoïdes, l’intelligence artificielle a dominé le salon, selon le Journal du Net. Abdelalim El Hamichi, enseignant à HEC, résume lors d’une table ronde une inflexion vers « la réalité » : « en 2026, la tendance est l’IA physique ». Xavier Apolinarsky, vice-président de l’innovation de l’université Paris-Saclay, parle de son côté d’un « rouleau compresseur de l’IA » qui « percute toutes les technologies » exposées.

La robotique humanoïde s’inscrivait ainsi dans un salon où l’IA irriguait aussi la santé numérique, l’énergie et le quantique.

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